Jeudi 20 mai 2010 4 20 /05 /Mai /2010 08:07

Aprés on dira qu'il ne se fait rien à Mont de Marsan :

- l'association l'Autre Regard, qui gère le foyer Majouraou pour handicapés, avait organisé un rallye mercredi après-midi. Une dizaine d'équipes de 6 personnes, composées chacune de trois pensionnaires de foyers pour handicapés et de trois enfants (de 4 à 9 ans) des centres de loisirs de Saint-Sever et d'Uchacq-et-Parentis, ont pu profiter des principaux sites de l'exposition.

Dans le cadre de Mont-de-Marsan Sculptures, quatre visites guidées des lavoirs de la ville sont proposées. retour sur le tour du propriétaire fait par Sud Ouest.

 

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Aujourd'hui Mont-de-Marsan, construite le long de ses trois rivières, compte encore sept lavoirs dont six en ville (le septième est situé à Saint-Médard). Deux sont inaccessibles : celui de Nonères, avenue Victor-Duruy et occupé par le stockage du matériel du club de canoë-kayak du Stade Montois, et celui de Rigole ou Tambareau investi par l'école de pêche montoise.

 

Le lavoir du Bourg Neuf

 

Première étape : le lavoir du Bourg Neuf, situé au square des Anciens Combattants. Logé en contrebas de la chaussée, au pied des remparts du XIIe siècle et du donjon Lacataye, au creux d'un ancien fossé défensif de la ville, il est considéré comme le plus ancien.

 

Il est alimenté par une fontaine sur laquelle la date de 1734 a été gravée. « L'endroit est aujourd'hui déserté depuis l'avènement de la machine à laver », commence Alain Lafourcade, rappelant qu'autrefois les lavoirs étaient le lieu de rencontres quotidiennes et très animées.

 

Un autrefois pas si lointain puisqu'il peuple encore les souvenirs de certains visiteurs. Ému, Guy Espaignet se souvient de ses jeunes années où, à la demande de son père, il allait puiser tous les dimanches l'eau du Ricard dominical : « c'est là qu'elle était la plus fraîche », sourit-il, expliquant qu'il est né juste au-dessus. « Mais ma mère allait laver le linge plus loin, au lavoir de la Cale de l'abreuvoir… Ce sont des souvenirs ça… »

 

En 1894, ce lavoir couvert et équipé de deux bassins (un dédié à l'éclaircissage, un au nettoyage) est reconstruit sur les plans d'Henri Dépruneaux, architecte de la ville, sous le maire Paul Dorian, notamment connu pour s'être opposé à l'interdiction de la corrida.

 

En 1934, il fait l'objet de réparations : la toiture est remaniée, les peintures refaites, les boiseries changées, les marches réaménagées. Aujourd'hui, la toiture est couverte de tuiles et l'accès au lavoir est fermé par un portail. En ce mois de mai, le site accueille une sculpture lumineuse sur le thème de la pêche.

 

Cale de l'abreuvoir

 

Construit en 1870 en bordure de la rive gauche de la Midouze, au niveau du confluent, c'est le plus visible et le plus connu des lavoirs de la ville. Il a la forme d'une demie ellipse et présente, en façade, dix arcades supportées par des piliers en pierre. C'est en 1869 que le maire de l'époque, Antoine Lacaze, décide d'édifier ce nouvel établissement, suite au comblement du lavoir de la Fontaine du Bourg.

 

En 1934, une première rénovation est effectuée avant celle du printemps 2009 : travaux d'étanchéité, remise en état des bassins, recaptage des eaux et sablage des parois. « Précisons qu'il figure dans un livre consacré aux cent plus beaux lavoirs de France », termine Alain Lafourcade.

 

Le lavoir du port ou du Quai

 

Situé à l'angle du Quai de la Midouze et de la Cale des Chalands, le lavoir du Port ou du Quain est construit pour remplacer celui de la Fontaine de Laburthe (dit aussi de Rigole) supprimé en 1898 après un cas de fièvre typhoïde. Celui-ci, terminé en 1907 est le seul qui soit bordé d'immeubles de chaque côté.

 

De 1978 à 1998, le lavoir est loué à l'association de pêche et de pisci culture qui avait organisé ici un bassin de grossissement des truitelles. Entièrement recouvert par la végétation, il a été totalement nettoyé au printemps 2010 pour le festival de sculpture. Il est désormais fermé à clef.

 

Le lavoir de la Tannerie

 

En contrebas de la place Raymond-Poincaré, au bord de la Douze, se cache le lavoir de la Tannerie (également appelé lavoir de la Fontaine de la Porte Campet), isolé du regard des passants. « Ah oui, je passe ici tous les jours, et je n'ai jamais su qu'il y avait un lavoir sous mes pas ! », s'extasie un des visiteurs.

 

L'édifice a été construit en 1845, avec des pierres provenant de la carrière d'Uchacq-et-Parentis. Des travaux de rénovation et d'amélioration sont effectués en 1868. Enfin, en 1950, le lavoir est recouvert d'une dalle de béton qui lui donne l'aspect qu'il a toujours aujourd'hui. En mai 1997, ce lavoir est le support d'une œuvre de la quatrième édition de Mont-de-Marsan sculptures.

Par chasseurdecanard
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